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Comment réduire la dose de rayons X

Sujets: Presse

Catherine Ducruet constate dans Les Echos qu’« alors que les examens de radiologie se sont multipliés, les constructeurs font de la radioprotection leur cheval de bataille ».
« Certes, pour l’ensemble de la population, l’exposition moyenne aux rayons X à fin médicale – 1,3 millisievert – reste inférieure au rayonnement naturel moyen (2,4 mSv). Mais si on calcule cette dose moyenne en se basant sur les seules personnes ayant subi un examen radiologique, on atteint plutôt 5,2 mSv. Et, surtout, la tendance est à la hausse : en France, entre 2002 et 2007, l‘exposition médicale a augmenté de 47% », indique Catherine Ducruet.
La journaliste note que « cette progression s’explique d’abord par l’augmentation du nombre d’examens, multiplié au plan mondial par plus de deux entre 1993 et 2008. Mais elle est aussi due à un recours croissant à des modalités d‘imagerie plus performantes, mais plus irradiantes, comme le scanner ou la tomographie à émission de positons ».
Catherine Ducruet explique donc que « dans la quête des plus faibles doses, les industriels de l’imagerie ont le premier rôle. Après s’être concurrencés sur la puissance des machines, ils ont compris tout l’avantage qu’ils pouvaient tirer du contrôle de la dose. […] Pour réduire la dose à qualité d’image constante ou, ce qui revient au même, améliorer la qualité de l’image à dose constante, les constructeurs jouent à la fois sur l’acquisition des images et sur leur retraitement ».
La journaliste relève entre autres que « chez Siemens, la dernière nouveauté en matière de radioprotection est un système expert (appelé Care kV) qui détermine automatiquement la dose en fonction de ce que le détecteur reçoit après avoir traversé le corps du patient ».
« De son côté, GE Healthcare mise sur une technique de reconstruction (Veo) basée sur la modélisation de l’ensemble de la chaîne d’acquisition, avec des corrections à chaque étape », poursuit Catherine Ducruet. Christophe Argaud, directeur marketing et ventes de GE Healthcare en France, précise que « cela permet par exemple d’obtenir un scanner pulmonaire pour la même dose qu’une radiographie pulmonaire classique ».
La journaliste souligne que « pour exploiter les potentialités des machines les plus sophistiquées, il faut apprendre à s’en servir. Les constructeurs s’investissent dans la formation des médecins, mais aussi des techniciens manipulateurs, car ce sont généralement eux qui font les réglages. Les radiologues doivent apprendre à se satisfaire d’images aussi informatives mais moins parfaites, en contrepartie d’une réduction de dose ».

Sources :

Les Echos, Comment réduire la dose de rayons X, 12/01/2012

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