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Paralysie faciale et chirurgie : du progrès

Sujets: Presse

Le Figaro note qu’« avec 15.000 cas recensés chaque année en France, la paralysie a frigore, ou paralysie de Bell, représente 80% des paralysies faciales, loin devant celles d’origine traumatique, post-chirurgicale ou tumorale ».
Le journal explique entre autres que cette paralysie « serait surtout due à la réactivation d’un virus, Herpes simplex V1, latent chez plus de 80% des individus. […] La gravité de cette maladie tient aussi beaucoup au risque d’assèchement de la cornée. La paupière doit être maintenue fermée par un sparadrap posé verticalement pour éviter une kératite irréversible. L’évolution naturelle est favorable dans 70% des cas ».
Le Pr Frédéric Tankéré, du service d’ORL et de chirurgie cervico-faciale du CHU de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, note ainsi que « l’œdème, s’il persiste, risque de léser le nerf facial. La cortisone, par voie orale ou intraveineuse, vise à le réduire au plus vite. Il faut agir en urgence, car les lésions les plus graves du nerf surviennent dans les 10 premiers jours. Après, le traitement n’est plus efficace. Aujourd’hui, les patients sont traités dans les 3 à 5 jours, le jour même dans notre service ».
Le Figaro ajoute que « le taux de guérison complète avec la cortisone est actuellement de 85 à 95%. Pour les patients qui ne réagissent pas à ce traitement, un geste chirurgical, encore débattu, peut limiter les séquelles. Il consiste à ouvrir le tunnel par lequel chemine le nerf pour laisser s’expandre l’œdème afin qu’il cesse de le comprimer ».
Le Pr Tankéré précise que « la chirurgie ne s’adresse qu’aux patients atteints d’une paralysie faciale très sévère, ne réagissant pas à la cortisone et dont l’électromyographie montre une perte très importante des fibres nerveuses. Cet acte très spécialisé, que seules trois équipes en France, dont la nôtre, réalisent, doit intervenir très vite et n’a plus d’utilité quand les séquelles sont installées ».
Le journal fait savoir que « tout récemment, une équipe japonaise a cherché à améliorer cette technique. […] La démarche consiste à introduire dans l’incision des morceaux d’hydrogel qui vont libérer, au contact du nerf, un facteur de croissance (le bFGF) connu pour favoriser la régénération nerveuse ».
Le quotidien relève que « les chercheurs japonais avancent, sur 20 patients opérés plus de 15 jours après l’apparition des symptômes, un taux de récupération complète sans séquelle de 75%, contre 44,8% par la chirurgie classique ».

Sources :

Le Figaro, Des nouvelles stratégies contre la paralysie faciale, 30/01/2012

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