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Check-list au bloc opératoire : peut mieux faire

Sujets: Articles en ligne, Enquêtes, Presse, Recommandations/Expertises

Le Point remarque en effet : « Bien, mais peut mieux faire. […] Voilà la note qui peut être appliquée aux chirurgiens, anesthésistes et autres professionnels des blocs opératoires, 2 ans et demi après la mise en œuvre obligatoire d’une check-list lors de toute intervention chirurgicale dans les hôpitaux et cliniques de France ». Le magazine rappelle que « depuis le 1er janvier 2010, avant toute anesthésie et intervention en salle d’opération puis en fin d’intervention, 10 critères doivent systématiquement être vérifiés : l’identité du patient, le bon coté de l’opération, le bon fonctionnement du matériel, le compte final des compresses, aiguilles, instruments… L’efficacité de ces programmes a été démontrée, sa mise en œuvre permettant de réduire de 30% les complications à la suite d’une intervention chirurgicale, dans les pays les plus développés ». L’hebdomadaire explique que « la HAS a demandé à un groupe de travail spécialisé d’auditer par voie de questionnaire et surtout – ce qui est inédit – par des enquêtes sur place d’un échantillon de blocs opératoires. La région Limousin a été choisie, 9 hôpitaux et cliniques et 169 professionnels ont participé à cette investigation, entre fin 2010 et mi-2011. Mais les résultats n’ont pas fait l’objet d’une large publicité ». Le Point retient que « la « check-list » est trop souvent exécutée à contrecœur par les équipes médicales. […] Point positif, [son] utilisation est largement généralisée, elle l’est même toujours dans 78% des cas. L’emploi de cette procédure a permis concrètement de détecter à plusieurs reprises un dysfonctionnement, et ainsi d’éviter des erreurs : confusion sur le patient à deux occasions, oubli d’un traitement antibiotique préventif dans deux autres cas, erreur de côté, radiographie non réalisée, découverte d’un matériel de prothèse non stérile (une fois pour chacun de ces cas) ». « À plusieurs reprises, la tenue de cette check-list a donc entraîné la déprogrammation d’une intervention, car le dysfonctionnement découvert à cette occasion était important », souligne le magazine, qui poursuit : « Point négatif, la check-list n’est pas pour autant utilisée de manière optimale. La majorité des professionnels considère cette nouvelle procédure comme une contrainte administrative supplémentaire ». Le Point précise que « les temps de pause – avant l’anesthésie, avant et après l’intervention – durant lesquels on doit procéder à une vérification collective et à haute voix des critères ne sont que minoritairement respectés. La verbalisation des critères n’est pas systématique. Les questions n’ont été formulées en équipe que pour seulement 13% des interventions observées lors du temps de pause avant l’endormissement du patient, et seulement 33% des interventions observées lors des deux autres temps de pause ». Les auteurs de cette enquête remarquent ainsi que « l’utilisation de la check-list paraît encore insuffisamment développée ».

Revue de presse rédigée par Laurent Frichet

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