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S’auto-défendre contre les agressions

Sujets: Formations, Presse

Les infirmières et les soignants doivent de plus en plus affronter des situations violentes. En cas d’agression, il est souvent nécessaire de savoir se protéger en attendant une intervention tierce. C’est le constat que fait Alain Perrier, directeur de Scope Santé Sécurité qui propose une formation au self-défense.

 

infirmière self défense

Séance de formation au Self Défense – © Scope Santé Sécurité

 

« Une infirmière peut se servir d’un chariot, d’un pied de perfusion ou même d’un porte-manteau pour se défendre physiquement, chercher à neutraliser l’agresseur, se protéger le temps d’attendre que les forces de l’ordre ou des vigiles interviennent », explique Alain Perrier, fondateur de Scope santé, infirmier pendant plus de vingt ans et désormais formateur.

Il enseigne le secourisme, le soin en milieu isolé ou hostile à des alpinistes ou randonneurs de l’extrême, l’oxygénothérapie… le catalogue de formation comprend aussi l’hygiène bucco-dentaire trop peu enseignée en IFSI,…mais aussi une méthode de self-défense qui s’inspire du krav-maga israélien et d’autres techniques.

Cette formation d’une journée – ou plus selon les besoins – qui inclut un rappel sur la légitime défense est réalisée sur le lieu de travail pour mieux prendre en compte l’environnement. Les trois formateurs qui interviennent sont infirmiers en psychiatrie et instructeurs en self-défense

A Albertville, en Savoie le 9 novembre novembre, à Marseille, au mois d’août,… La violence envers les soignants augmente. « Mon gendre infirmier a tous les soirs une nouvelle anecdote d’agression verbale ou physique à raconter. Les soignants qui m’appellent pour se renseigner ont souvent été eux-mêmes victimes ou ont assisté à une agression», affirme Alain Perrier qui a mis cette formation au programme de Scope –Santé depuis la création de cette société, en 2010.

 « Les demandes de devis explosent depuis un an. Ce qui ne veut pas dire que cela se concrétise. Les directeurs d’hôpitaux ou d’établissements sont très réticents et ont tendance à privilégier le dialogue pour désamorcer les tensions. Ils ont peur que les urgences se transforment en ring alors qu’il s’agit d’apprendre à se protéger. Ils ont également tendance à oublier qu’ils sont responsables de la sécurité du personnel », indique-t-il.

Une forte demande des soignants

Mais sans la caution de la hiérarchie, cette formation ne peut se faire « car nous travaillons sur le terrain, en prenant en compte la particularité de chaque service et la configuration des locaux. C’est également nécessaire afin que le soignant n’ait pas peur de se défendre, d’être ensuite désapprouvé. L’avantage est également psychologique : « le fait d’être face à quelqu’un qui n’a pas peur inhibe l’agresseur. Le contraire favorise le passage à l’acte », ajoute ce formateur.

 

Source : ActuSoins, 20 novembre 2013,

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