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Archives de la catégorie ‘Recommandations/Expertises’

Biblio’doc : le blog de la bibliothèque de la Tour Marcel Brot

Sujets: Rechercher des références, Recommandations/Expertises, Références bibliographiques, Sites Web, Thèses/Mémoires, Veille documentaire

Le centre de documentation de la Tour Marcel Brot, Biblio’doc, accueille sans distinction les étudiants (IFCS, IFMEM, IRFA, IFSI, IADE, IBODE, IFAS…etc) et les personnels du CHU de Nancy. Pour connaître toutes les informations sur ce centre, découvrez leur tout nouveau site web : Biblio’doc TMB.

 

Tour Marcel Brot

 

Vous y trouverez :

Mais également de nombreuses actualités professionnelles sur la santé, sélectionnées par les documentalistes :

 

Et n’hésitez pas à faire des suggestions aux documentalistes via la rubrique Couarail.

medicaments.gouv.fr : base gratuite du ministère de la santé !

Sujets: Rechercher des références, Recommandations/Expertises, Sites Web, Smartphones/Tablettes

Découvrez medicaments.gouv.fr, la première base de données gratuite et officielle sur les médicaments :

 

médoc

 

Créée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM),

medicaments.gouv.fr indique pour chaque médicament :

  • la thérapeutique,
  • la composition,
  • les précautions d’emploi et contre-indications,
  • les autorisations de mise sur le marché,
  • le statut au regard de la commercialisation,
  • le prix et le taux de remboursement
  • des informations relatives à la sécurité d’emploi.

De plus, des icônes indiquent si le médicament est délivré uniquement sur prescription, s’il est remboursé par la sécurité sociale et s’il appartient à un groupe générique.

 

Accès au site web

Accès à la version mobile

Le décès à l’hôpital : Règles et recommandations à l’usage des personnels

Sujets: Législation, Nouveautés BU, Recommandations/Expertises

deces-hopital_gAujourd’hui en France, près de 70% des décès ont lieu dans un établissement de soins ou d’hébergement médicalisé.

La prise en charge des corps des défunts, l’accompagnement de l’entourage constituent une mission importante de ces établissements. Elle doit s’effectuer avec professionnalisme et dignité, dans le respect de la volonté des personnes.

Tout un corpus de dispositions juridiques et de règles de bonnes pratiques a été progressivement établi, qui concerne les nombreux métiers confrontés au décès d’un patient – tant dans les établissements de santé publics et privés que dans les institutions sociales et médico-sociales. Les auteurs en proposent une présentation claire et pratique.

Les dix chapitres de l’ouvrage traitent chacun d’un moment ou d’un aspect particulier de la prise en charge post mortem: exposé détaillé des règles en vigueur, façons de procéder, recommandations, exemples de formulaires administratifs.

Voir le sommaire en PDF, grâce au site Unithèque

Où trouver cet ouvrage ?

Bibliothèque de Médecine, rez de chaussée, WY 158 DUP

Prise en charge des patients septiques au bloc opératoire : un ordre de passage a-t-il encore un sens ?

Sujets: Articles en ligne, Recommandations/Expertises, Revues en ligne

Référence de l’article :
Osinski N. Prise en charge des patients septiques au bloc opératoire : un ordre de passage a-t-il encore un ? Le Praticien en anesthésie réanimation 2013/04; 17(2): 102-105.
Mots-clés : BLOC OPERATOIRE; COLONISATION; USAGER; PRECAUTION STANDARD; PRECAUTION COMPLEMENTAIRE; LEGISLATION; RISQUE; RECOMMANDATION; PRECAUTION CONTACT; BIONETTOYAGE;  TRANSMISSION

 

Résumé :
La programmation opératoire des patients colonisés ou infectés pose toujours la question de savoir s’il faut planifier les interventions dans une salle d’opération dédiée ou programmer ces patients en fin de liste opératoire. Les différentes sociétés savantes expertes en hygiène ont défini des recommandations qui indiquent que ces pratiques anciennes fortement ancrées dans nos organisations doivent être découragées et abandonnées au profit de la mise en oeuvre systématique de précautions standard accompagnées de précautions complémentaires justifiées par la nature des micro-organismes colonisant ou infectant les patients.

 

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Plan :

Accès après authentification ou sur les postes des BU lorraines :

 à l’article en ligne

 à la revue Le praticien en anesthésie réanimation en ligne.

 

Manque de communication entre soignants

Sujets: Articles en ligne, Presse, Recommandations/Expertises

C’est ce que note Anne Jeanblanc dans Le Point. La journaliste relève ainsi que « dans les établissements de santé, un événement indésirable grave survient en moyenne tous les 5 jours dans les services de 30 lits et, parmi eux, un tiers est considéré comme évitable. Car les travaux montrent bien que le manque de coordination et de communication entre les différents professionnels est l’une des principales sources de ces problèmes ».

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Anne Jeanblanc explique donc que « la HAS vient de lancer son PACTE, un acronyme pour Programme d’amélioration continue du travail en équipe. Ce programme, pour l’instant expérimental, est destiné à faire connaître et reconnaître les équipes qui s’engagent dans une démarche d’amélioration de leurs pratiques à l’hôpital. En espérant, évidemment, que leur nombre ne cessera d’augmenter… ».
La HAS indique ainsi que « sur 9 000 événements indésirables analysés en 2011 dans la base HAS de l’accréditation des spécialités à risque, environ 26% des causes retrouvées sont liées au fonctionnement de l’équipe de soins. […] Parmi ces causes, 35% sont liées à des problèmes de communication entre professionnels ». Anne Jeanblanc observe qu’« il est possible de prévenir certains de ces événements. Une équipe américaine a publié en 2010, dans la revue JAMA, ses résultats en la matière : une diminution de 18% de la mortalité a été observée après un programme d’amélioration du travail en équipe ».
La journaliste explique qu’« en dehors de bénéfices évidents pour les patients, le fait d‘agir en synergie a un impact positif sur la santé et le bien-être des personnels soignants. Et pourtant, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, la notion d’équipe ne joue pas à plein dans les services hospitaliers ». La HAS relève en effet qu’« aujourd’hui, le travail repose essentiellement sur la juxtaposition d’expertises et n’est pas assez articulé autour d’une culture et d’un objectif commun, qui permettent à chacun de mieux se coordonner et coopérer ».
Anne Jeanblanc note donc qu’« avec le PACTE, les professionnels devront définir leur équipe – obligatoirement pluriprofessionnelle -, évaluer les points faibles et élaborer un programme pour y remédier. Un procédé somme toute basique, mais personne ne s’en plaindra ».

Sources :

Le Point, Hôpitaux : trop d’accidents liés au manque de communication entre soignants, 21/06/2013

Mediscoop : ce site fait la synthèse de l’actualité médicale dans la presse quotidienne nationale et régionale. Inscription gratuite pour les étudiants et les professionnels de la santé.

Neily J, Mills PD, Young-Xu, « Association between implementation of a medical team training program and surgical mortality« . JAMA. 2010 Oct 20;304(15):1693-700. doi: 10.1001/jama.2010.1506.

Les agressions contre le personnel soignant : rapport de l’ONVS

Sujets: Articles en ligne, Guide pratique, Recommandations/Expertises

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Anne Jeanblanc note dans Le Point qu’« en 2012, lObservatoire des violences en milieu de santé (ONVS) a reçu 11 344 signalements d’atteintes aux biens et aux personnes, effectués par 352 établissements sanitaires et médico-sociaux », selon son dernier bilan annuel.
La journaliste précise que « l’an dernier, plus de 30% des problèmes dénoncés ont eu lieu en Ile-de-France. Viennent ensuite la Basse-Normandie, le Pas-de-Calais et les Pays de la Loire avec un peu plus de 6% chacun. C’est en Martinique et en Guadeloupe que les personnels sont le moins agressés ».
L’ONVS remarque ainsi : « L’hôpital fait partie intégrante de la cité, il accueille toutes celles et tous ceux qui ont besoin de soins, et est donc par nature traversé par les phénomènes de société tels que la survenue d’incivilités. […] L’hôpital est aussi par nature un lieu hors du commun où l’angoisse, la tension, l’émotion sont toujours très présentes ».
Anne Jeanblanc souligne que « cela aboutit parfois à des actes violents (agressions verbales, bousculades, coups) mal vécus par le personnel hospitalier ».
La journaliste observe que « les agressions physiques sont à peine plus nombreuses que les cris, insultes, hurlements et autres menaces. L’an dernier, à 30 reprises, un membre du personnel soignant s’est retrouvé face à une arme ou un objet employé comme une arme (bombe lacrymogène, mais aussi bistouri, canne, chaise, matériel médical) ».
« Néanmoins, si les signalements sont presque 2 fois plus fréquents qu’en 2011, c’est – aussi – parce que le nombre d’établissements déclarant les cas d’incivilité à l’ONVS ne cesse d’augmenter. [L’AP-HP] a ainsi rejoint le dispositif l’an dernier, déclarant du même coup 3 038 incidents », note Anne Jeanblanc.
La journaliste retient que « les victimes appartiennent 9 fois sur 10 au personnel soignant et sont 1 fois sur 10 des patients ou leurs proches. Mais cette proportion est à prendre avec méfiance, soulignent les auteurs du rapport, dans la mesure où les établissements transmettent à l’ONVS un signalement qui émane, dans la plupart des cas, du personnel ».
Anne Jeanblanc ajoute que « les auteurs des atteintes aux personnes sont à 78% des patients, à 13% des visiteurs, à 4% des membres du personnel et à 5% d’autres personnes. Enfin, si la répartition des actes déclarés a peu évolué depuis 2011, les signalements concernant la gériatrie sont en augmentation. Leur part a atteint 10% en 2012, contre 5% en 2011 et 4% en 2010, mais les violences s’y exercent entre patients dans un tiers des cas. C’est désormais le troisième secteur concerné, derrière la psychiatrie (25 %) et les urgences (14 %), où le taux reste stable ».

 

Sources :

Le Point : Les agressions contre le personnel soignant se multiplient, 12/06/2013

Rapport rapport annuel 2012 de ONVS

En savoir plus :

 

 

Vaccination des sujets âgés de plus de 65 ans : un enjeu stratégique pour les années futures !

Sujets: Articles en ligne, Recommandations/Expertises, Revues en ligne

Référence : Bonnal C; Desaint C; Raynaud-Simon A; Fossey-Diaz V; Gougeon ML; Lucet JC; et al. The vaccination of older adults: a challenge for the future! La Presse médicale 2012; in press: 9 pages.

 

Mots-clés : VACCIN; PERSONNE AGEE; GRIPPE; STREPTOCOCCUS PNEUMONIAE; BORDETELLA PERTUSSIS; CLOSTRIDIUM TETANI; RECOMMANDATION

 

Résumé : Dans les pays industrialisés, l’accroissement de l’espérance de vie s’accompagne d’une proportion plus importante de personnes âgées pour lesquelles la prévention, en particulier des infections, est un enjeu majeur de santé publique. La grippe, les infections à pneumocoque, la coqueluche, le zona, le tétanos et dans une moindre mesure, la diphtérie et la poliomyélite, maladies infectieuses à prévention vaccinale, sont des causes directes ou indirectes d’hospitalisation. Les données concernant la proportion de la population protégée, la qualité de la réponse immunitaire après vaccination, l’impact du statut nutritionnel ou encore de l’immunosénescence sur la réponse immunitaire et la protection conférée sont peu nombreuses chez les sujets âgés. Les maladies infectieuses à prévention vaccinale sont abordées, ainsi que le risque épidémique pour les personnes âgées de plus de 65 ans vivant en collectivité, les recommandations vaccinales spécifiques à cette tranche d’âge, les vaccins disponibles en France, la couverture vaccinale des sujets âgés de plus de 65 ans, les facteurs susceptibles d’influencer la réponse à la vaccination et les perspectives d’avenir dans ce domaine.

Voir l’article en ligne  (après authentification).

Voir la revue La Presse médicale en ligne

(après authentification)

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Plaies chroniques et contamination : 2 articles en ligne

Sujets: Articles en ligne, Recommandations/Expertises, Revues en ligne

Contamination bactérienne de l’environnement hospitalier lors du changement de pansements des plaies chroniques

Références : Sergent AP; Slekovec C; Pauchot J; Jeunet L; Bertrand X; Hocquet D; et al. Bacterial contamination of the hospital environment during wound dressing change. Revue de chirurgie orthopédique et traumatologique 2012/06; 98(4): 393-398.

 

Mots-clés : CONTAMINATION; PANSEMENT; SOIN DE PLAIE CUTANEE; TRANSMISSION; ENVIRONNEMENT; STAPHYLOCOCCUS AUREUS; PSEUDOMONAS AERUGINOSA; ACINETOBACTER BAUMANNII; ENTEROBACTER; PRELEVEMENT; AEROBIOCONTAMINATION; SURFACE

 

Résumé :

Introduction : L’environnement inerte hospitalier joue un rôle dans la transmission croisée des bactéries multirésistantes. L’objectif de l’étude était de déterminer le taux de contamination bactérienne de l’environnement lors de la réfection des pansements de plaies chroniques en fonction de la nature des espèces colonisant la plaie. L’hypothèse était que les plaies colonisées avec perte de substance entraînaient une contamination de l’environnement plus importante que les plaies non colonisées.

Patients et méthodes : De juillet 2010 à mai 2011, des prélèvements d’environnement (air et surfaces) ont été réalisés dans les chambres des patients porteurs de plaies colonisées (cas, n = 9) lors et hors réfection de pansements. Ont été dénombrés : Staphylococcus aureus, Pseudomonas aeruginosa, Acinetobacter baumannii et entérobactéries. La contamination bactérienne observée a été comparée à celle correspondant à des patients porteurs de plaies non colonisées (témoins, n = 15).

Résultats : L’environnement était fréquemment contaminé lors de la réfection de pansements : 38 % des séries de prélèvements étaient positives. La fréquence de contamination était moins élevée pour les cas hors réfection de pansement (14,3 %) et pour les témoins (3,8 %). L’espèce S. aureus était la plus fréquemment isolée.

Discussion : Les résultats observés plaident en faveur de mesures déjà largement recommandées : port de masques par les soignants pour la réalisation des soins de plaies et désinfection des mains après contact avec l’environnement du patient. Mais, d’autres mesures méritent d’être proposées, notamment la réalisation du bionettoyage de la chambre avant et après la réfection de pansement sur plaies colonisées.

Voir l’article en ligne (après authentification)

Voir la Revue de chirurgie orthopédique et traumatologique en ligne

 

Les moyens de détersion des plaies chroniques

 

 

Références : Toussaint P. Inter bloc 2012/04; 2: 133-138.

Mots-clés : SOIN DE PLAIE CUTANEE; BLOC OPERATOIRE; CHIRURGIE; ESCARRE; ULCERE

Résumé : Les plaies chroniques, réservoirs de bactéries multirésistantes, représentent un problème de santé publique par leurs prévalences. La détersion constitue un moyen efficace de lutte contre ces plaies par l’élimination des cellules malades. Les techniques sont diverses et évoluent constamment.

Voir l’article en ligne (après authentification)

Voir la revue Inter bloc en ligne

A-t-on le droit d’accepter un cadeau d’un patient ?

Sujets: Législation, Recommandations/Expertises

Il est des situations où les patients ou leur famille souhaitent exprimer leur gratitude envers les soignants intervenus dans leur prise en charge au cours d’une hospitalisation par le biais de cadeaux ou de dons.

La relation patient-infirmier se nouant dans un contexte de fragilité, le droit et l’éthique sont venus encadrer les donations pouvant intervenir à cette occasion.

L’article 909 du Code civil prévoit que « les membres des professions médicales et de la pharmacie, ainsi que les auxiliaires médicaux qui ont prodigué des soins à une personne pendant la maladie dont elle meurt ne peuvent profiter des dispositions entre vifs ou testamentaires qu’elle aurait faites en leur faveur pendant le cours de celle-ci. »

A cet égard, le droit est on ne peut plus clair et les exceptions sont appréciées de manière restrictive.

Par ailleurs, l’article R. 4312-17 du Code de la santé publique dispose que « l’infirmier ou l’infirmière ne doit pas user de sa situation professionnelle pour tenter d’obtenir pour lui-même ou pour autrui un avantage ou un profit injustifié ou pour commettre un acte contraire à la probité. »

De la même façon, l’article 223-15-2 du Code pénal punit de trois ans d’emprisonnement et de 375000 euros d’amende l’abus frauduleux de l’état d’ignorance et de la situation de faiblesse résultant notamment de la maladie.

Au surplus, le règlement intérieur de l’établissement hospitalier peut prévoir un principe général interdisant à tous les professionnels d’accepter un don de quelque nature que ce soit. (Le règlement intérieur de l’AP-HP prévoit par exemple l’interdiction de tout versement d’argent, quel que soit le montant, aux professionnels, ndlr)

On peut en effet considérer qu’un déséquilibre résultant de la maladie existe au sein de la relation entre un infirmier et son patient, c’est pourquoi toute donation à un soignant sera sujette à discussion.

Toutes ces mesures ont vocation à protéger le patient d’éventuels abus. Par conséquent, une attitude de prudence doit s’imposer au professionnel. Il ne doit en aucun cas pouvoir être suspecté d’avoir usé de son statut ou de son influence pour obtenir quoique ce soit de la part d’un patient ou de sa famille.

Emilie Hammouma – Juriste MACSF

Pour en savoir plus, consulter la rubrique Vos droits d’Actusoins.

Check-list au bloc opératoire : peut mieux faire

Sujets: Articles en ligne, Enquêtes, Presse, Recommandations/Expertises

Le Point remarque en effet : « Bien, mais peut mieux faire. […] Voilà la note qui peut être appliquée aux chirurgiens, anesthésistes et autres professionnels des blocs opératoires, 2 ans et demi après la mise en œuvre obligatoire d’une check-list lors de toute intervention chirurgicale dans les hôpitaux et cliniques de France ». Le magazine rappelle que « depuis le 1er janvier 2010, avant toute anesthésie et intervention en salle d’opération puis en fin d’intervention, 10 critères doivent systématiquement être vérifiés : l’identité du patient, le bon coté de l’opération, le bon fonctionnement du matériel, le compte final des compresses, aiguilles, instruments… L’efficacité de ces programmes a été démontrée, sa mise en œuvre permettant de réduire de 30% les complications à la suite d’une intervention chirurgicale, dans les pays les plus développés ». L’hebdomadaire explique que « la HAS a demandé à un groupe de travail spécialisé d’auditer par voie de questionnaire et surtout – ce qui est inédit – par des enquêtes sur place d’un échantillon de blocs opératoires. La région Limousin a été choisie, 9 hôpitaux et cliniques et 169 professionnels ont participé à cette investigation, entre fin 2010 et mi-2011. Mais les résultats n’ont pas fait l’objet d’une large publicité ». Le Point retient que « la « check-list » est trop souvent exécutée à contrecœur par les équipes médicales. […] Point positif, [son] utilisation est largement généralisée, elle l’est même toujours dans 78% des cas. L’emploi de cette procédure a permis concrètement de détecter à plusieurs reprises un dysfonctionnement, et ainsi d’éviter des erreurs : confusion sur le patient à deux occasions, oubli d’un traitement antibiotique préventif dans deux autres cas, erreur de côté, radiographie non réalisée, découverte d’un matériel de prothèse non stérile (une fois pour chacun de ces cas) ». « À plusieurs reprises, la tenue de cette check-list a donc entraîné la déprogrammation d’une intervention, car le dysfonctionnement découvert à cette occasion était important », souligne le magazine, qui poursuit : « Point négatif, la check-list n’est pas pour autant utilisée de manière optimale. La majorité des professionnels considère cette nouvelle procédure comme une contrainte administrative supplémentaire ». Le Point précise que « les temps de pause – avant l’anesthésie, avant et après l’intervention – durant lesquels on doit procéder à une vérification collective et à haute voix des critères ne sont que minoritairement respectés. La verbalisation des critères n’est pas systématique. Les questions n’ont été formulées en équipe que pour seulement 13% des interventions observées lors du temps de pause avant l’endormissement du patient, et seulement 33% des interventions observées lors des deux autres temps de pause ». Les auteurs de cette enquête remarquent ainsi que « l’utilisation de la check-list paraît encore insuffisamment développée ».

Revue de presse rédigée par Laurent Frichet

Mediscoop : ce site fait la synthèse de l’actualité médicale dans la presse quotidienne nationale et régionale. Inscription gratuite pour les étudiants et les professionnels de la santé.