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Articles marqués ‘Aide-soignant’

Fiches de soins pour l’aide-soignant : la règle d’ORR

Sujets: Nouveautés BU

L’aide-soignant, pour rester en cohérence avec ses valeurs de soignant et répondre aux critères de soins, doit se centrer sur le malade et ses besoins plutôt que sur la technique.

 
C’est pourquoi les fiches qui constituent cet ouvrage sont articulées autour de la règle d’ORR (Organisation, Réalisation, Relation) qui permet de mettre en place les gestes et techniques nécessaires tout en les reliant systématiquement au patient qui fait l’objet de ces soins.

 
Cet ouvrage, découpé en 14 parties, offre 78 fiches, claires et synthétiques, classées selon les grands besoins de Virginia Henderson et agrémentées d’illustrations.

Chaque fiche correspond à un soin et détaille l’essentiel que doit maîtriser l’aide-soignant à travers des encadrés où sont présentés les astuces ou points importants à retenir(= petit stylo) ou les dangers à éviter (= point d’exclamation).

 
Cette 6e édition, revue et augmentée, souligne, grâce à de nouvelles fiches pratiques et concrètes (comme par exemple, la prévention des risques liés à la chaleur, le circuit des déchets, l’accueil des aidants…), la dimension relationnelle existant aussi bien avec les patients qu’avec l’équipe soignante (transmissions, collaboration entre infirmiers et aides-soignants).

 
Agréables et pratiques, ces fiches permettent aux soignants (élèves et professionnels) de trouver la réponse la mieux adaptée aux différents besoins de la personne soignée.

 

 

Bibliothèque Santé-Brabois – RDC, salle 3 – WY 193 RIO

La démarche de soins de l’aide-soignante

Sujets: Nouveautés BU

Cet ouvrage a été conçu pour les élèves aides-soignantes qui préparent leur diplôme d’État.
Il présente et explique avec clarté la méthode de la démarche de soins appliquée sur le terrain :

 

  • le recueil des données concernant le patient
  • les actions de soins et de prise en charge du patient à mettre en oeuvre, à partir des perturbations des besoins fondamentaux de Virginia Henderson.
  • la prise en compte des ressources du patient
  • la détermination des actions de soins

 

 

 

Conçu pour faciliter la compréhension et la mémorisation, la mise en page en couleurs permettra au lecteur de repérer rapidement et facilement les phases clés de la démarche qu’il doit pratiquer. Résolument pratique, cet ouvrage intègre un livret d’apprentissage à compléter, permettant à l’élève d’évaluer l’acquisition de ses compétences professionnelles lors de ses stages.

 
Jocelyne Nerot est professeur de l’Éducation nationale au lycée professionnel Hélène Boucher de Tremblay (93). Elle est responsable de formation des élèves aides-soignantes. Cet ouvrage est le fruit de son expérience pédagogique développée auprès des élèves.

 

 

Bibliothèque Santé-Brabois –  RDC, salle 3 – WY 193 NER

Une enquête sur le harcèlement au bloc

Sujets: Débats, Enquêtes

HarcélementL’Union des associations d’infirmières de bloc opératoire s’associe à la Sfar pour relayer un questionnaire anonyme. IDE, Ibode et Iade sont invitées à témoigner de leur vécu du harcèlement au sein de ce lieu clos, où s’exercent de fortes contraintes hiérarchiques dans une grande promiscuité.

 

« On en parle, on le voit, on le vit, mais il n’existe aucune donnée sur ce fait en France, constate le Dr Anissa Belbachir, anesthésiste-réanimateur à l’origine d’une enquête sur la prévalence du harcèlement dans les blocs opératoires. Or, beaucoup de gens sont malheureux, et la profession présente un taux de suicide très élevé», relève-t-elle. Sous l’égide de la Société française d’anesthésie-réanimation (Sfar), cette professionnelle de l’hôpital Cochin (AP-HP), qui co-écrit actuellement un ouvrage sur les rapports hommes-femmes dans l’univers médical si spécifique du bloc opératoire, a élaboré un questionnaire en coopération avec le Dr Jean-Pierre Estèbe, du CHU de Rennes.

 

Anonyme et accessible en ligne, il s’articule en sept parties et s’adresse aux intervenants du bloc opératoire, tant aux victimes qu’aux harceleurs potentiels ou aux témoins directs. Cette enquête permettra de définir les types d’abus constatés, les circonstances dans lesquelles ils se produisent, leur retentissement sur l’activité du service et le soutien qui est accessible et/ou connu des victimes.

 

« La pression n’excuse pas tout »

L’Union nationale des associations d’infirmiers de bloc opératoire (UNAIBODE) s’est associée à la Sfar afin de relayer la diffusion du questionnaire. « Notre organisation n’a jamais été directement interpellée sur une situation précise, remarque Brigitte Ludwig, la présidente. Mais, des histoires circulent : des cris, des propos déplacés en dessous de la ceinture, le refus de travailler avec certains agents.» Des comportements souvent tolérés en raison du niveau de stress qui règne généralement au bloc. « Souvent, les Ibode acceptent parce qu’elles savent la pression qui pèse sur le chirurgien et que des vies sont en jeu, poursuit Brigitte Ludwig. Mais, cela ne doit pas tout excuser. » 

 

Pour l’heure, d’après Anissa Belbachir, de nombreux formulaires ont déjà été complétés par des anesthésistes-réanimateurs, des Iade et des Ibode. « J’ai remarqué très peu de réponses de chirurgiens, et aucune d’aide-soignante ou de brancardier. » Les premiers résultats de l’enquête seront divulgués lors du prochain congrès national de la Sfar, en septembre 2014.

 

Sources :

Sandra Mignot, Une enquête sur le harcèlement au bloc, 31/03/2014, Espace Infirmier.fr
Photo: © Maridav – Fotolia.com

Méga guide Concours AS/AP

Sujets: Nouveautés BU

mega-guide-concours-as-ap_gConçu par des enseignants, ce Méga Guide offre tous les outils pour préparer les épreuves et réussir son entrée en écoles d’aide-soignant ou d’auxiliaire de puériculture.

 

Pour une préparation optimale, l’ouvrage propose :

  • des menus de révision, adaptés aux contraintes de temps de chaque candidat ;
  • les informations à savoir sur le concours, les études et le métier ; – toutes les règles à maîtriser pour bien s’exprimer à l’écrit et à l’oral ;
  • une partie pour chaque épreuve écrite (culture générale, biologie, mathématiques, tests d’aptitude) comportant une méthodologie détaillée et des exercices corrigés et progressifs ;
  • pour l’épreuve de culture générale, 25 fiches de cours très structurées sur tous les thèmes sanitaires et sociaux tombés aux derniers concours ;
  • une partie consacrée à l’épreuve orale, avec des conseils pour le jour J, une méthodologie très fournie, et de nombreux sujets corrigés ;
  • 8 sujets d’annales corrigés pour se mettre en situation : 3 sujets d’annales AS, 3 sujets d’annales AP, 2 sujets complets de tests d’aptitude.

 

Clair, complet et très pédagogique, ce Méga Guide vous permettra de préparer et réussir votre concours d’entrée en écoles AS ou AP.

 

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Où trouver cet ouvrage ?

Bibliothèque de Médecine, 2e étage, LB ASP

Un personnel invisible : Les aides-soignantes à l’hôpital

Sujets: Nouveautés BU

personnel-invisible_gAussi nombreuses que les infirmières à s’occuper des malades dans les hôpitaux, les aides-soignantes sont beaucoup moins connues.

Elles assurent pourtant des tâches essentielles pour l’hygiène et pour le confort des malades sans lesquelles les gestes médicaux ne peuvent être réalisés et qui sont aujourd’hui au coeur des transformations de l’hôpital.

Les résultats de l’enquête d’Anne-Marie Arborio, qui s’appuient sur des données d’archives, d’observations directes et d’entretiens, permettent à la fois de cerner les contours du groupe social que forment les aides-soignantes et de comprendre les ressorts de l’invisibilité de ce métier hospitalier.

À ce titre, cet ouvrage concerne autant les spécialistes de sciences sociales pour les questions qu’ils posent sur la division du travail et les professions, que tous ceux qui s’intéressent aux questions de santé en général et à l’hôpital en particulier.

 

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Où trouver cet ouvrage ?

Bibliothèque de Médecine, rez-de-chaussée, WY 193 ARB

La RAEP dans la fonction publique hospitalière

Sujets: Nouveautés BU

raep-dans-fonction-publique-hospitaliere_gCet ouvrage s’adresse aux candidats aux concours internes de la fonction publique hospitalière devant passer une épreuve de Reconnaissance des acquis et de l’expérience professionnelle (RAEP). La RAEP aux concours hospitaliers est une épreuve nouvelle qui est en train d’être mise en place actuellement et qui sera opérationnelle fin 2013.

Cet ouvrage a pour but d’aider les candidats à constituer leur dossier personnalisé et à se préparer pour l’oral avec une présentation des enjeux de la RAEP,une méthode détaillée pour remplir son dossier,des exemples et enfin avec une préparation à l’épreuve orale.

L’épreuve de reconnaissance des acquis et de l’expérience professionnelle (RAEP) est la plus personnelle des épreuves des concours de la fonction publique.

  • Comprendre les enjeux de la RAEP : avant de commencer à rédiger le dossier, il est nécessaire de se familiariser avec la composition de l’épreuve et de cerner les attentes du jury.
  • Méthodologie détaillée pour le parcours professionnel :  apprendre à projeter son expérience professionnelle et les compétences acquises. Une méthode simple et éprouvée permet d’organiser les étapes de réflexion successives en toute autonomie.
  • 3 dossiers exemples : l’ouvrage propose de suivre le parcours de compagnons types pour lesquels des solutions sont proposées étape par étape.
  • Légitimer son dossier à l’oral.

 

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Où trouver cet ouvrage ?

Bibliothèque de Médecine, 2e étage, LB CGE

Concours Aide-Soignant : Annales corrigées

Sujets: Nouveautés BU

concours-annales-corrigees_gCet ouvrage d’annales permet une préparation optimale aux épreuves du concours d’entrée en écoles d’aide-soignant :

  • l’épreuve écrite d’admissibilité (culture générale, biologie, mathématiques) ;
  •  l’épreuve orale d’admission.

 

Pour chaque épreuve du concours, l’ouvrage propose :

  • les sujets des dernières sessions ;
  • des annales de toutes les régions ;
  • toute la méthodologie des épreuves et des conseils pratiques pour être prêt le jour J.


Plaçant le candidat dans les conditions réelles du concours, cet ouvrage se révèle indispensable pour préparer et réussir le concours d’entrée en écoles d’aide-soignant. De nouveaux sujets corrigés accessibles en ligne.

 

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Où trouver cet ouvrage ?

Bibliothèque de Médecine, 2e étage, LB ASP

QCM QROC et situations cliniques pour réussir le DEAS

Sujets: Nouveautés BU

qroc-situations-cliniques-pour-reussir-deas_gCet ouvrage vous permet de vous entraîner aux différentes épreuves du diplôme d’État d’aide-soignant tout en révisant l’acquisition des connaissances pour l’ensemble des modules.

 

En plus des nombreux QCM et QROC qui s’appuient sur les dernières recommandations de bonnes pratiques professionnelles, vous trouverez des épreuves de mise en situation professionnelle, des schémas d’anatomie à compléter, des mots croisés et des cas concrets d’application. Les situations cliniques ont été conçues avec une complexité progressive afin de favoriser votre compréhension et de vous accompagner pas-à-pas dans l’appropriation de la méthode.

Tous les exercices sont accompagnés d’un corrigé et de nombreuses explications détaillées apparaissent sous forme d’encadrés. Chaque entraînement de module est rigoureusement basé sur les modalités d’évaluation définies parle référentiel. Vous pourrez ainsi, tout en revoyant les notions essentielles, réviser dans les conditions de l’épreuve.

 

Que vous soyez élève préparant le diplôme d’État d’aide-soignant, candidat à la VAE, formateur en IFAS ou tuteur de stage, cet ouvrage vous conduira sur le chemin de la réussite au DEAS.

 

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Où trouver cet ouvrage ?

Bibliothèque Santé-Brabois –  RDC, salle 3 – WY 193 MON

Fugue d’un patient : quelle responsabilité pour les infirmières ?

Sujets: Législation

Le vieillissement de la population, l’augmentation du nombre des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer rendent le risque de fugue en établissement de santé, en EHPAD et en maison de retraite plus présent aujourd’hui.

 

infirmière fugue

 

La fugue d’un patient atteint de sénilité ou d’une maladie psychiatrique peut être à l’origine d’un important dommage tant pour le patient lui-même que pour des tiers.

Il est ainsi déclaré chaque année des fugues se terminant par la mort du patient des suites d’un accident ou d’une hypothermie, ou par la blessure ou le décès d’un tiers suite à l’accident provoqué par le patient, comme ce fut le cas par exemple après qu’un fugueur atteint de la maladie d’Alzheimer ait volé une voiture, pris l’autoroute voisine à contresens et provoqué une collision mortelle.

 

L’état du patient rendant inenvisageable une action contre lui, c’est contre l’établissement d’accueil ou les professionnels l’ayant pris en charge que celle-ci sera dirigée. L’action contre les praticiens ou en rapport avec l’activité des agents paramédicaux nécessite la démonstration d’une faute devant avoir un lien avec le dommage subi.

Celle contre l’établissement peut être mise en œuvre par la victime du patient fugueur sans démonstration de faute comme l’a décidé l’Assemblée Plénière de la Cour de Cassation dans son arrêt du 29 mars 1991. A la suite d’un incendie de forêt provoqué par un pensionnaire ayant fugué d’un CAT, la plus haute juridiction civile française a considéré que « l’association gestionnaire du centre doit répondre, au sens de l’article 1384 alinéa 1 du code civil, de son pensionnaire et réparer les dommages qu’il a causés dès lors que l’association a la charge d’organiser et de contrôler, à titre permanent, le mode de vie de ce handicapé ».

L’admission

Le principe de la liberté d’aller et venir est constitutionnel et même supranational (article 18 du traité instituant la communauté européenne du 25 mars 1957) et implique que toute limitation soit strictement motivée. Ainsi il est tout autant fautif de priver sans raison légitime un patient de sa liberté d’aller et venir que de ne pas prendre les mesures nécessaires pour éviter les dommages liés à sa pathologie.

L’orientation du patient vers un établissement déterminé engage la responsabilité du médecin traitant mais également celle du praticien ayant décidé d’accepter l’admission de ce patient dans son service ou dans l’établissement qu’il est chargé de coordonner. Ainsi le décret du 27 mai 2005 définissant les missions du médecin coordonnateur d’un EHPAD prévoit qu’il doit donner son avis sur les admissions, c’est-à-dire vérifier la compatibilité de l’état du patient avec les moyens effectivement disponibles dans le service et ce indépendamment de l’avis du médecin traitant ou du directeur administratif.

S’il est découvert que la pathologie du patient nécessitait un environnement spécifique en locaux ou en personnel qui ne pouvait être assuré dans l’établissement choisi, cela peut suffire pour engager, après une fugue dommageable, la responsabilité des praticiens ayant contribué à cette admission.

La surveillance

Elle appartient en premier lieu au personnel de l’établissement qui doit mettre en œuvre les consignes particulières décidées par le praticien ayant en charge le patient ou les protocoles préalablement établis qui doivent être écrits, datés et signés par un médecin.

La contention d’un malade doit être utilisée avec une grande prudence et ne constitue pas un moyen acceptable de prévention des fugues comme le prévoit le guide de l’ANAES « limiter les risques de la contention physique de la personne âgée » d’octobre 2000. Celui-ci insiste sur la nécessité d’une prescription médicale avant toute contention qui ne peut être laissée à la seule initiative du personnel paramédical de l’établissement. Ceci a été utilement complété, à propos de la prévention des fugues, par la conférence de consensus « liberté d’aller et venir dans les établissements sanitaires et médico-sociaux et obligation de sécurité » (24 – 25 septembre 2004).

Les fautes se retrouvent dans l’absence de prescription des mesures de surveillance ou d’adaptation de celles-ci à l’évolution de la pathologie, dans le défaut de mise en œuvre des consignes prescrites, dans l’insuffisance quantitative ou qualitative de personnel et dans l’inadaptation des locaux à la bonne sécurité des patients. Il sera bien entendu tenu compte, pour l’appréciation des moyens nécessaires, de la gravité de la pathologie et donc du caractère prévisible ou non de la fugue.

Pour les moyens humains, même s’il n’existe pas aujourd’hui de norme obligatoire pour la quantité ou la qualification des personnels, il sera tenu compte des effectifs habituels dans le type d’établissement concerné et des décrets de compétence de chaque profession afin de vérifier que chacun accompli bien la tâche pour laquelle il a été formé.

Pour les locaux, ils doivent correspondre au risque encouru par les patients et il est par exemple difficilement admissible aujourd’hui que dans un service accueillant des patients atteints de la maladie d’Alzheimer il soit possible de sortir sans que personne ne s’en aperçoive en poussant simplement la barre de l’issue de secours. Des portes à code ou des bracelets de sécurité doivent alors être demandés. Si l’établissement lui-même est responsable de ces défauts d’environnement, cela n’exonère pas les personnes qui y exercent de leur propre faute (par exemple l’absence de signalement des situations à risque).

En matière pénale la responsabilité est personnelle, les fugues liées à un défaut de surveillance pouvant, sur la base des blessures ou de l’homicide involontaires, conduire à la condamnation du médecin ayant en charge le patient, du personnel devant assurer cette surveillance et du directeur de l’établissement, voire de l’établissement lui-même.

La découverte de la fugue et les mesures prises

La faute peut également se retrouver dans le retard à la découverte de la fugue qui signe alors un défaut de surveillance. Il n’est pas admissible, chez un patient à risque, que la fugue soit découverte cinq heures plus tard alors que le patient a déjà subi ou provoqué le dommage. Il n’existe pas de norme fixant la fréquence de passage de jour ou de nuit du personnel pour vérifier que le patient est en sécurité mais il sera demandé quels ont été les horaires réels des différentes visites qu’il est alors prudent de noter dans le dossier du patient ou le dossier de soins infirmiers.

Il sera par ailleurs demandé de produire les consignes écrites ou le protocole tout en vérifiant qu’ils ont bien été respectés. Si un contrôle toutes les deux heures est bien admis, un toutes les quatre heures sera plus difficile à faire accepter. Il convient également de définir une procédure d’actions à mettre en œuvre une fois que la fugue est constatée (information du directeur de l’établissement ou de l’administrateur de garde, des services de police ou de gendarmerie, de la famille du patient, mise en œuvre des premières recherches…). Un retard à la mise en œuvre de ces différentes mesures peut faire perdre une chance de retrouver rapidement le patient et d’éviter le dommage et constitue ainsi une source de responsabilité.

Enfin il est très important d’éviter la récidive en adoptant les mesures nécessaires tant à l’égard de ce patient à l’issue de sa première fugue qu’à l’égard des procédures et moyens de sécurité utilisés. Il sera beaucoup plus difficile de justifier la quatrième fugue, cette fois-ci mortelle, chez le même patient ou la fugue du quatrième patient du même service…Mais les moyens ne doivent pas être pires que les maux à prévenir, comme par exemple la condamnation pure et simple de l’issue de secours par une chaîne et un cadenas, au risque de mettre en danger la vie de l’ensemble des pensionnaires en cas d’incendie, ou l’arrêt des activités occupationnelles pour l’ensemble des patients !

La prévention des fugues constitue ainsi un vrai travail d’équipe engageant la responsabilité de chaque membre, selon son statut et son domaine de compétence. Si les difficultés de prise en charge des patients fugueurs, dont les droits doivent par ailleurs être respectés, sont prises en compte, elles ne permettront pas souvent de justifier les fautes commises notamment dans l’admission, la surveillance et la réaction suite à la fugue.

 

Source : ActuSoins, 16 septembre 2013, Germain Decroix – juriste MACSF

De la maltraitance à la relation de traitance : Un autre regard sur la relation d’aide

Sujets: Nouveautés BU

maltraitance-relation-traitance_gLa dépendance est un élément qui impacte nécessairement la nature des relations qu’entretient une personne avec son entourage.

 

La mise en place des aides devenues nécessaires au quotidien transforme progressivement et généralement, sans qu’ils en aient réellement conscience, les aidants familiaux et/ou professionnels en organisateurs d’aide (caregivers disent les anglo-saxons). Les aidants se retrouvent inévitablement devant des choix cornéliens car leurs décisions oscillent entre respect des demandes et des choix de la personne vulnérabilisée, c’est-à-dire de son autonomie, et réussir à réaliser un accompagnement « sécure ».
Observés de l’extérieur, leurs agissements tendent de plus en plus à être qualifiés en acte de maltraitance de façon inepte et moralisatrice créant parfois une réelle maltraitance chez les aidants.

 

Réinterroger ces situations à partir du concept de relation de traitante permet de dépasser le clivage, protecteur pour les uns et dévastateur pour les autres, généré par l’idée de maltraitance.

 

Ouvrant à un questionnement éthique qui seul peut permettre aux aidants de mesurer la pertinence de leur positionnement et de guider leurs choix, le concept développé dans cet ouvrage se propose de donner des repères pour faciliter la relation d’aide dans le quotidien, en invitant à interroger la violence parfois « protocolisée » de l’aide apportée aux personnes en situation de fragilité et de vulnérabilité.

 

Voir le sommaire en PDF, grâce au site Unithèque

Où trouver cet ouvrage ?

Bibliothèque de Médecine, rez-de-chaussée, WT 100 DAR