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Veille en soins infirmiers, nursing

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Articles marqués ‘Gériatrie’

L’examen clinique de l’aîné : guide d’évaluation et de surveillance clinique

Sujets: Nouveautés BU

L’objectif du livre est toujours le même soit de soutenir la formation des étudiantes et la pratique clinique des infirmières.

 

Il s’agit d’abord et avant tout d’un aide-mémoire. Par conséquent, ce livre ne peut remplacer un volume traitant en profondeur de l’examen clinique ou des soins à l’aîné. Il constitue donc un aide-mémoire pour les initiés.

 

L’étudiante qui a suivi avec succès son cours sur l’examen clinique et l’infirmière qui possède l’expérience de l’examen clinique trouveront définitivement leur compte dans cet outil, car il a été rédigé pour bien les accompagner en clinique. En effet, le style de cet outil est très synthétique.

Il a pour but de soutenir la mémoire et non d’enseigner les principes et techniques de l’examen clinique de l’aîné.

 

Ce livre a aussi pour objectif d’être complémentaire au volume: Soins infirmiers à l’aîné en perte d’autonomie. Ce dernier est extrêmement détaillé et complet et il porte autant sur l’évaluation et la surveillance clinique que sur les soins.

 

Le présent livre vise à rendre facilement accessible pour l’étudiante en stage ou l’infirmière au chevet le contenu touchant à l’évaluation et la surveillance
clinique. De plus, il présente des exemples de notes au dossier et de plans thérapeutiques infirmiers (PTI).

 

 

 

Bibliothèque Santé-Brabois – RDC, salle 2 – WY 152 VOY

La grande vulnérabilité. Fin de vie, personnes âgées, handicap. Esquisse d’une éthique de l’accompagnement

Sujets: Nouveautés BU

Accompagner une personne en défaillance de toutes ses capacités d’autonomie est une rencontre à haut risque, tant pour celui qui s’y aventure que pour celui qui reçoit assistance.

 

Dans une perspective philosophique et pratique, ce livre s’attache à cerner les enjeux de la relation singulière qui se noue entre une personne marquée par le grand âge, le handicap profond ou la maladie grave finissante et celle qui a pour mission d’en prendre soin.

 

La personne en grande vulnérabilité est en perpétuel danger de perdre sa vie, danger de perdre son humanité.

 

De plus, l’univers d’étrangeté dans lequel elle évolue peut mettre en échec les traditionnelles valeurs de respect et de sollicitude. Il y a donc urgence à fonder une éthique de l’accompagnement et à déterminer les principes d’actions les plus adaptés à cette entreprise relationnelle.

 

 

La réflexion conduite dans cet ouvrage vise à explorer conceptuelle-ment et à déployer pratiquement la vertu proposée de vigilance éthique. Inscrire effectivement la personne en grande vulnérabilité dans la communauté humaine et veiller activement à rendre opérantes ses capabilités : tels sont les pivots d’action pour une nouvelle éthique de l’accompagnement.

 

 

Bibliothèque Santé-Brabois – RDC, salle 3 – WY 152 PAN

Parcours de vie en EHPAD : chemins de sens

Sujets: Nouveautés BU

Le quotidien d’un établissement pour personnes (âgées) dépendantes est marqué par des fugues de résidents, des refus de soins…

Devant des actes à répétition de ce type, les professionnels se questionnent, repositionnent le sens de leur travail.

 

Comment se situer devant ces actes ? Quelles significations leur donner ? Comment se positionner devant les réactions des familles ? au regard des contraintes de sécurité ? Cet ouvrage présente le travail d’une équipe de soins confrontés à ces situations et ces questionnements.
Il dégage des axes de travail à privilégier permettant de redonner sens à ces actes au premier abord inutiles et déviants.

 

 

 

 

Bibliothèque Santé-Brabois – RDC, salle 3 – WY 152 CHA

Ecouter les sujets âgés

Sujets: Nouveautés BU

Des connaissances théoriques et pratiques concernant l’écoute des aînés pour améliorer sa relation ? professionnelle ou personnelle ? avec les sujets âgés, se sentir plus à l’aise dans les moments d’échange avec eux, pour relever ce qui dans leurs propos demande un suivi particulier, pour les accompagner dans leur réflexion.

 

L’ambition de ce livre est d’apporter aux professionnels du sanitaire et du médico-social les connaissances théoriques et méthodologiques leur permettant de créer un espace de parole favorable à l’expression et à l’écoute des sujets âgés, d’instaurer avec eux une relation leur facilitant l’exploration des questions qui les préoccupent.

 

 

 

Bibliothèque Santé-Brabois –  RDC, salle 3 – WT 104 ARB

Gériatrie

Sujets: Nouveautés BU

9782846781756-geriatrie-competences-roles-infirmiersCompétences et rôles infirmiers

 

Gériatrie : une spécialité en plein essor. À l’heure du vieillissement de la population, le soin aux personnes âgées représente une part sans cesse croissante de l’activité des soignants. Prendre soin d’une personne âgée demande tant des aptitudes relationnelles et humaines, que des compétences techniques et une maîtrise des gestes spécialisés : une fonction riche, complète, aux facettes multiples.

 

Cet ouvrage fait le point sur le rôle des infirmier(e)s en gériatrie et sur les compétences à développer pour assurer cette fonction.

 

Un ouvrage complet et pratique : comment évaluer la dépendance, l’état nutritionnel, les douleurs éprouvées par une personne âgée ? Comment interpréter différentes situations cliniques : dénutrition, déshydratation, démences, errance, chutes… ? Comment prendre en soin une personne âgée : repas, hygiène, activités… et comment communiquer avec elle ? Autant de questions auxquelles sont confrontés, au quotidien, les infirmier(e)s et les étudiants en IFSI. Cet ouvrage y apporte des réponses claires, précises, pratiques pour l’exercice professionnel.

 

Un ouvrage utile à tout soignant ou futur soignant, pour se former efficacement.

 

Source : Unithèque

 

Où trouver cet ouvrage ?

Bibliothèque Santé-Brabois –  RDC, salle 3 – WY 152 AVE

Une si longue vie

Sujets: Nouveautés BU

9782804702823-longueComprendre et accompagner le très grand âge

 

À quoi pensent donc les personnes très, très vieilles, qui donnent parfois l’impression de ne plus rien attendre de la vie ?

 

C’est la question que pose ce livre. L’auteur y propose un regard innovant sur ceux qu’il appelle « les arpenteurs du temps ». Il aborde les thèmes délicats de la solitude, de la mémoire et de l’oubli, du corps et de la tendresse, de l’espace d’intimité, du souhait de mourir.

 

Les personnes très âgées se préparent toutes à leur manière au grand départ, en cherchant à atteindre un sentiment d’achèvement et de paix avec leur propre histoire. Si nous créons les conditions propices, nous pouvons les soutenir dans cette ultime quête de sens. Ce livre s’adresse aux proches et aux soignants, mais aussi aux personnes âgées elles-mêmes.

 

« Il faut bien mourir de quelque chose ». Et quand on ne meurt de rien d’autre, se pourrait-il que ce soit du grand âge ? Beaucoup de personnes très âgées se posent cette question : « Pourquoi moi ? Pourquoi est-ce que je vis encore ? » Pierre Gobiet

 

Précédé d’un billet d’humeur de Pierre Perret.

 

Où trouver cet ouvrage ?

Bibliothèque Santé-Brabois –  RDC, salle 3 – WT 145 GOB

Un serious game pour se former : Ehpad’ panic

Sujets: Sites Web, Smartphones/Tablettes

ehpad_panic

 

Ehpad’panic permet d’endosser le rôle d’un soignant en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

 

Exemples de situations proposées : une prise de médicament difficile, un refus de soins, une crise de panique…

 

Ce jeu permet de développer des capacités de communication et d’ajuster son comportement dans les prises en charge de patients notamment atteints de la maladie d’Alzheimer.

 

Ehpad’panic a été primé par une victoire de l’innovation de la fonction publique hospitalière

 

C’est gratuit et disponible sur Mac, PC, navigateurs internet et tablettes (iOS et Android).

 

Alors rendez-vous vite sur http://www.ehpad-panic.com/fr/accueil/

I

La méthode de Naomi Feil à l’usage des familles

Sujets: Nouveautés BU

9782757307809-methode-naomi-feil-usage-famillesLa Validation, pour garder le lien avec un proche âgé désorienté

 

Reconnue et utilisée dans le monde entier, la Validation de Naomi Feil est une méthode d’accompagnement pour les personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de maladies apparentées.

 

Dans ce best-seller, Vicki de Klerk-Rubin met la Validation à la portée du plus grand nombre et des familles des malades en particulier. Elle propose une méthode pour rejoindre la personne désorientée dans sa réalité, en acceptant ses ressentis face à la difficulté de la situation et en mettant de côté nos propres sentiments, le temps de la relation, afin d’accueillir ceux du proche malade. Il s’agit d’observer, de trouver la juste distance et d’utiliser les techniques appropriées pour procurer un soulagement aux grands vieillards et leur permettre de se sentir acceptés tels qu’ils sont devenus, en évitant ainsi le repli sur soi.

 

Les nombreux exemples concrets présentés constituent autant d’outils pratiques pour garder le lien, communiquer, accompagner et valoriser ses proches désorientés.

 

Ce livre, qualifié par Naomi Feil d’« exceptionnel » et rédigé avec empathie, est également un excellent complément aux formations à la Validation pour le personnel soignant.

 

Responsable européenne pour le Validation Training Instituts (VTI) et Master certifié en Validation, Vicki de Klerk-Rubin possède un diplôme d’état d’infirmière néerlandais. Elle a co-écrit la troisième édition de Validation, la méthode de Naomi Feil et la seconde édition de Validation, mode d’emploi. Elle anime des journées de travail sur la Validation, des conférences, ainsi que des formations à travers le monde.

 

Feuilleter le livre grâce au site Unithèque

 

Où trouver cet ouvrage ?

Bibliothèque Santé-Brabois –  RDC, salle 3 – WY 152 KLE

Soins infirmiers aux aînés en perte d’autonomie

Sujets: Nouveautés BU

Pour la première fois, un livre traite exclusivement et en profondeur du rôle de l’infirmière auprès des aînés en perte d’autonomie. En raison du vieillissement de la population, de l’évolution rapide des connaissances en gérontologie et du développement de la profession infirmière, cet ouvrage collectif vient répondre à un besoin criant du milieu des soins infirmiers.

 

soins-infirmiers-aines-perte-autonomie_gLes thèmes les plus importants de la pratique infirmière auprès des ainés en perte d’autonomie y sont abordés avec rigueur et clarté. La matière s’appuie sur les résultats d’études scientifiques récentes dans le domaine des soins à l’aîné. Les programmes d’intervention proposés pour prévenir ou pour traiter les problèmes gériatriques ont été rédigés de manière à être facilement applicables à la réalité des divers milieux de la pratique infirmière.

 

Cette 2e édition a été revue selon trois axes :

  • L’ajout de sujets pour répondre aux demandes des lecteurs, notamment : les enjeux du consentement d’une personne souffrant de troubles cognitifs, l’approche adaptée aux personnes âgées en milieu hospitalier, les interventions infirmières dans le contexte des chutes, le syndrome d’immobilisation, le vieillissement normal, les théories du vieillissement.
  • La mise à jour du contenu scientifique.
  • L’adaptation de la matière afin qu’elle soit pertinente pour tous les milieux de pratique des infirmières, et non plus seulement pour les milieux de soins de longue durée.

 

Le succès de ce livre en a fait un incontournable dans la formation des étudiantes et des étudiants en soins infirmiers et un outil de référence indispensable à la pratique quotidienne des infirmières qui œuvrent dans les milieux de soins. En facilitant l’apprentissage des soins infirmiers gériatriques, cet ouvrage contribuera à un objectif crucial du domaine de la santé pour les décennies à venir: l’amélioration et l’humanisation des soins prodigués aux aînés en perte d’autonomie.

 

Il contient des outils en ligne qui vous aideront dans votre pratique ou vos études, notamment:

  • des formulaires cliniques à télécharger;
  • les grilles d’évaluation clinique du manuel téléchargeables;
  • des capsules vidéo illustrant divers aspects de la pratique infirmière auprès des aînés en perte d’autonomie.

 

Où trouver cet ouvrage ?

Bibliothèque Santé-Brabois –  RDC, salle 3 – WY 152 SOI

Fugue d’un patient : quelle responsabilité pour les infirmières ?

Sujets: Législation

Le vieillissement de la population, l’augmentation du nombre des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer rendent le risque de fugue en établissement de santé, en EHPAD et en maison de retraite plus présent aujourd’hui.

 

infirmière fugue

 

La fugue d’un patient atteint de sénilité ou d’une maladie psychiatrique peut être à l’origine d’un important dommage tant pour le patient lui-même que pour des tiers.

Il est ainsi déclaré chaque année des fugues se terminant par la mort du patient des suites d’un accident ou d’une hypothermie, ou par la blessure ou le décès d’un tiers suite à l’accident provoqué par le patient, comme ce fut le cas par exemple après qu’un fugueur atteint de la maladie d’Alzheimer ait volé une voiture, pris l’autoroute voisine à contresens et provoqué une collision mortelle.

 

L’état du patient rendant inenvisageable une action contre lui, c’est contre l’établissement d’accueil ou les professionnels l’ayant pris en charge que celle-ci sera dirigée. L’action contre les praticiens ou en rapport avec l’activité des agents paramédicaux nécessite la démonstration d’une faute devant avoir un lien avec le dommage subi.

Celle contre l’établissement peut être mise en œuvre par la victime du patient fugueur sans démonstration de faute comme l’a décidé l’Assemblée Plénière de la Cour de Cassation dans son arrêt du 29 mars 1991. A la suite d’un incendie de forêt provoqué par un pensionnaire ayant fugué d’un CAT, la plus haute juridiction civile française a considéré que « l’association gestionnaire du centre doit répondre, au sens de l’article 1384 alinéa 1 du code civil, de son pensionnaire et réparer les dommages qu’il a causés dès lors que l’association a la charge d’organiser et de contrôler, à titre permanent, le mode de vie de ce handicapé ».

L’admission

Le principe de la liberté d’aller et venir est constitutionnel et même supranational (article 18 du traité instituant la communauté européenne du 25 mars 1957) et implique que toute limitation soit strictement motivée. Ainsi il est tout autant fautif de priver sans raison légitime un patient de sa liberté d’aller et venir que de ne pas prendre les mesures nécessaires pour éviter les dommages liés à sa pathologie.

L’orientation du patient vers un établissement déterminé engage la responsabilité du médecin traitant mais également celle du praticien ayant décidé d’accepter l’admission de ce patient dans son service ou dans l’établissement qu’il est chargé de coordonner. Ainsi le décret du 27 mai 2005 définissant les missions du médecin coordonnateur d’un EHPAD prévoit qu’il doit donner son avis sur les admissions, c’est-à-dire vérifier la compatibilité de l’état du patient avec les moyens effectivement disponibles dans le service et ce indépendamment de l’avis du médecin traitant ou du directeur administratif.

S’il est découvert que la pathologie du patient nécessitait un environnement spécifique en locaux ou en personnel qui ne pouvait être assuré dans l’établissement choisi, cela peut suffire pour engager, après une fugue dommageable, la responsabilité des praticiens ayant contribué à cette admission.

La surveillance

Elle appartient en premier lieu au personnel de l’établissement qui doit mettre en œuvre les consignes particulières décidées par le praticien ayant en charge le patient ou les protocoles préalablement établis qui doivent être écrits, datés et signés par un médecin.

La contention d’un malade doit être utilisée avec une grande prudence et ne constitue pas un moyen acceptable de prévention des fugues comme le prévoit le guide de l’ANAES « limiter les risques de la contention physique de la personne âgée » d’octobre 2000. Celui-ci insiste sur la nécessité d’une prescription médicale avant toute contention qui ne peut être laissée à la seule initiative du personnel paramédical de l’établissement. Ceci a été utilement complété, à propos de la prévention des fugues, par la conférence de consensus « liberté d’aller et venir dans les établissements sanitaires et médico-sociaux et obligation de sécurité » (24 – 25 septembre 2004).

Les fautes se retrouvent dans l’absence de prescription des mesures de surveillance ou d’adaptation de celles-ci à l’évolution de la pathologie, dans le défaut de mise en œuvre des consignes prescrites, dans l’insuffisance quantitative ou qualitative de personnel et dans l’inadaptation des locaux à la bonne sécurité des patients. Il sera bien entendu tenu compte, pour l’appréciation des moyens nécessaires, de la gravité de la pathologie et donc du caractère prévisible ou non de la fugue.

Pour les moyens humains, même s’il n’existe pas aujourd’hui de norme obligatoire pour la quantité ou la qualification des personnels, il sera tenu compte des effectifs habituels dans le type d’établissement concerné et des décrets de compétence de chaque profession afin de vérifier que chacun accompli bien la tâche pour laquelle il a été formé.

Pour les locaux, ils doivent correspondre au risque encouru par les patients et il est par exemple difficilement admissible aujourd’hui que dans un service accueillant des patients atteints de la maladie d’Alzheimer il soit possible de sortir sans que personne ne s’en aperçoive en poussant simplement la barre de l’issue de secours. Des portes à code ou des bracelets de sécurité doivent alors être demandés. Si l’établissement lui-même est responsable de ces défauts d’environnement, cela n’exonère pas les personnes qui y exercent de leur propre faute (par exemple l’absence de signalement des situations à risque).

En matière pénale la responsabilité est personnelle, les fugues liées à un défaut de surveillance pouvant, sur la base des blessures ou de l’homicide involontaires, conduire à la condamnation du médecin ayant en charge le patient, du personnel devant assurer cette surveillance et du directeur de l’établissement, voire de l’établissement lui-même.

La découverte de la fugue et les mesures prises

La faute peut également se retrouver dans le retard à la découverte de la fugue qui signe alors un défaut de surveillance. Il n’est pas admissible, chez un patient à risque, que la fugue soit découverte cinq heures plus tard alors que le patient a déjà subi ou provoqué le dommage. Il n’existe pas de norme fixant la fréquence de passage de jour ou de nuit du personnel pour vérifier que le patient est en sécurité mais il sera demandé quels ont été les horaires réels des différentes visites qu’il est alors prudent de noter dans le dossier du patient ou le dossier de soins infirmiers.

Il sera par ailleurs demandé de produire les consignes écrites ou le protocole tout en vérifiant qu’ils ont bien été respectés. Si un contrôle toutes les deux heures est bien admis, un toutes les quatre heures sera plus difficile à faire accepter. Il convient également de définir une procédure d’actions à mettre en œuvre une fois que la fugue est constatée (information du directeur de l’établissement ou de l’administrateur de garde, des services de police ou de gendarmerie, de la famille du patient, mise en œuvre des premières recherches…). Un retard à la mise en œuvre de ces différentes mesures peut faire perdre une chance de retrouver rapidement le patient et d’éviter le dommage et constitue ainsi une source de responsabilité.

Enfin il est très important d’éviter la récidive en adoptant les mesures nécessaires tant à l’égard de ce patient à l’issue de sa première fugue qu’à l’égard des procédures et moyens de sécurité utilisés. Il sera beaucoup plus difficile de justifier la quatrième fugue, cette fois-ci mortelle, chez le même patient ou la fugue du quatrième patient du même service…Mais les moyens ne doivent pas être pires que les maux à prévenir, comme par exemple la condamnation pure et simple de l’issue de secours par une chaîne et un cadenas, au risque de mettre en danger la vie de l’ensemble des pensionnaires en cas d’incendie, ou l’arrêt des activités occupationnelles pour l’ensemble des patients !

La prévention des fugues constitue ainsi un vrai travail d’équipe engageant la responsabilité de chaque membre, selon son statut et son domaine de compétence. Si les difficultés de prise en charge des patients fugueurs, dont les droits doivent par ailleurs être respectés, sont prises en compte, elles ne permettront pas souvent de justifier les fautes commises notamment dans l’admission, la surveillance et la réaction suite à la fugue.

 

Source : ActuSoins, 16 septembre 2013, Germain Decroix – juriste MACSF